|
Perceptions et réalités
Parce qu'il s'intéresse à l'unité
du pays, le Conseil de l'unité canadienne est considéré
par certains comme un organisme principalement préoccupé
du Québec.
Il n'en est rien.
Parce que l'unité du pays a été
au cœur de l'action de certains partis politiques, le
Conseil de l'unité canadienne est parfois considéré
comme un organisme partisan.
Il n'en est rien.
Parce qu'il est notamment financé par
le secteur public, certains considèrent le Conseil
de l'unité canadienne comme une agence gouvernementale.
Il n'en est rien.
Le Conseil de l'unité canadienne est
un organisme qui conçoit, développe et gère
des programmes d'éducation, d'échanges, de recherche
et d'information de portée nationale.
Le Conseil de l'unité canadienne est
un organisme privé. Il a été créé
il y a plus de quarante ans, par un groupe de citoyens d'allégeances
politiques diverses mais tous soucieux de promouvoir la connaissance
du pays, de ses institutions, et de développer chez
les Canadiens le sens d'appartenance au Canada.
Le Conseil de l'unité canadienne est
un organisme non partisan. Son conseil d'administration,
ses gouverneurs, ses amis, ses appuis dans les partis politiques
fédéraux et provinciaux forment une vaste coalition
de personnes dont l'éventail des idées politiques
donne force à leur préoccupation commune pour
l'unité du pays.
Le Conseil de l'unité canadienne est
un organisme financé de façon tripartite.
Il reçoit du gouvernement fédéral subventions
ou contributions autorisées par la Chambre des Communes
au titre des budgets des différents ministères.
Il sollicite et reçoit des contributions du secteur
privé. Enfin, il génère des revenus autonomes
par ses programmes jeunesse et ses programmes d'échange.
Le Conseil de l'unité canadienne a statut
d'organisme de bienfaisance du fait de la nature éducative
de ses programmes jeunesse, de ses programmes d'échange,
de ses initiatives de recherche et du fait qu'il est rassembleur
de tout citoyen intéressé à l'évolution
de la société canadienne au sein de la fédération.
Pourquoi solliciter l'aide du
secteur privé?
1 - Parce que le Conseil y est tenu.
Il y est tenu par ses accords de financement
avec le gouvernement qui estime que le secteur privé
ne peut se désintéresser des initiatives du
Conseil destinées à développer, au-delà
des régionalismes, le sens de l'appartenance au Canada.
Il y est également tenu par sa volonté
de maintenir, dans la provenance de ses ressources, un équilibre
qui soit garant de sa totale liberté d'action dans
le cadre de sa mission éducative.
2 - Parce que la cohésion politique
et sociale sert bien le secteur privé
Le secteur privé en profite car il a
avantage à se développer dans un pays à
tous égards diversifié mais dont les citoyens
partagent une identité commune. En ce sens, l'unité
canadienne, comme la conçoit le Conseil dans ses activités,
ne sera jamais achevée. Car au-delà des volontés
de sécession politique, la cohésion du pays
est également mise en cause par des questions comme
celles auxquelles le Conseil n'a cessé de porter un
intérêt très concret et agissant, par
exemple :
- l'impact de la mondialisation et des
organismes internationaux sur les politiques intérieures
canadiennes
- la réalisation du libre-échange
intérieur des personnes, biens, services entre les
provinces et régions du Canada
- le poids de l'immigration dans l'évolution
de la citoyenneté canadienne
- la place des autochtones dans la société
canadienne
- le partage de la richesse commune entre
les diverses régions du pays
- etc.
Le secteur privé en profite parce que
dans ses activités de recherche et d'information, ses
programmes jeunesse et ses programmes d'échange, ses
discussions en multiples tables rondes, le Conseil aborde
directement ou indirectement ces questions, et contribue ainsi
à la formation de citoyens mieux éclairés.
Au fait, le Conseil estime qu'une bonne connaissance
du pays et de ses institutions propres constitue un apport
fondamental à l'économie du savoir dans laquelle
évoluent les entreprises canadiennes.
3 - Parce que le secteur privé, par
ses contributions, peut tirer avantage des activités
très concrètes du Conseil
Le programme Emplois
d'été/Échanges étudiants
met en valeur, auprès des jeunes et de leurs familles
d'accueil, le soutien de centaines d'employeurs qui, dans
les diverses régions du pays contribuent ainsi à
éveiller, au monde du travail et à des milieux
culturels différents, des milliers d'éventuels
professionnels.
Le soutien financier du secteur privé au programme
Rencontres
du Canada permet à plus de trois mille jeunes
de toutes les régions du pays de participer, au Centre
Terry Fox, dans la capitale nationale, à des stages
de formation où ils ont l'occasion de se familiariser
avec les grandes institutions, politiques, économiques
et financières, scientifiques et culturelles du Canada.
Les réunions des tables rondes du
Conseil dans toutes les régions du pays permettent
notamment aux gens d'affaires, comme à d'autres chefs
de file locaux, de prendre connaissance et de discuter des
documents de recherche du Centre
de recherche et d'information sur le Canada(CRIC).
Les travaux, conférences et publications du CRIC sur
des questions comme l'immigration, les autochtones, la mondialisation,
la péréquation, le libre-échange intérieur
peuvent en effet trouver des applications concrètes
dans les décision d'entreprises.
Le programme Canadiens
en Europe favorise en France, en Belgique et en Angleterre
les rencontres de nos concitoyens qui vivent là-bas,
ou qui y sont de passage, avec des interlocuteurs locaux de
différents secteurs d'activité de façon
à y promouvoir une meilleure connaissance du Canada,
de son mode d'organisation politique et du fonctionnement
de ses institutions. Parmi d'autres, plusieurs représentants
d'entreprises canadiennes profitent de ces rencontres qui
ont, particulièrement à Paris, déjà
suscité un intérêt certain.
En somme
La mission du Conseil de contribuer sans cesse
au développement d'une plus grande cohésion
nationale dans le respect des diversités est d'un intérêt
capital pour le secteur privé.
Les objectifs nationaux du Conseil en matière
d'éducation civique, de connaissance des institutions,
d'identification et d'explication des tensions inhérentes
au système fédéral sont modestes mais
réalistes.
Les programmes du Conseil produisent d'excellents
résultats :
- Ses initiatives en matière d'échanges
d'étudiants sont valorisées tant par les jeunes
participants que par leurs parents et tout autant par les
employeurs, contributeurs et parlementaires appelés
à y donner leur appui.
- Ses programmes jeunesse ont fait connaître
les grandes institutions canadiennes à plus de 60
000 jeunes Canadiens depuis leur création, à
la satisfaction de leurs parents des dirigeants des 2 000
écoles secondaires qu'ils fréquentent et des
sociétés privées qui les soutiennent
financièrement.
- Les travaux de recherche, d'information,
de participation des citoyens qui relèvent du Centre
de recherche et d'information sur le Canada sont
en voie d'acquérir une maturité, une crédibilité
et une notoriété qui les font rechercher par
les étudiants universitaires, les professeurs, les
médias et les chefs de file des secteurs politique
économique et social.
Le Conseil de l'unité canadienne est
le seul organisme du genre dont la vocation et tous les programmes
sont nationaux et qui est présent dans les grandes
régions du pays.
Parmi les types de contribution qui, entre
autres, justifient le titre de bon citoyen corporatif, celles
faites au Conseil de l'unité canadienne occupent, par
leur objectif même, une place de choix.
|